Ce qui nous énerve
26 juin 2009 | Je n'aime pas | Pas de Commentaire »Je discutais il y a quelques jours avec une éminente collègue pianiste, comme moi expatriée et qui en retournant en vacances dans son pays natal après plusieurs années d’absence a eu droit à une de ces situations saugrenues que vivent les musiciens. Ses amis lui ont demandé ce qu’elle faisait dans la vie. Elle a donc répondu le plus naturellement du monde: “je joue du piano”. Non content de cette réponse, ils ont donc précisé leur question: “non, mais qu’est-ce-que tu fais comme métier sérieux?”. Tragique, mais tous les musiciens vous le diront, malheureusement classique. Lire la suite …


A tous ceux qui me disent qu’enregistrer est simple je réponds qu’ils devraient aller faire un petit tour en studio. Bien sûr on peut couper, coller, refaire mais ça n’est pas toujours un avantage.
Il y a quelques jours, je me remettais doucement à la pire hantise de ma jeunesse: les 24 études de Chopin. Mon dieu, elles m’ont tellement torturé! Pourtant, avec le recul, il n’y avait vraiment pas de quoi… Il s’agissait certainement d’un blocage plus psychologique que pianistique. Je trouve même ça très rigolo de les travailler aujourd’hui!
Suite au commentaire de Piano Agitato dans
C’est un révélation que je vous livre aujourd’hui. J’avais quinze ans quand je les ai entendus jouer ensemble pour la première fois. Évidemment, c’était un disque. Dommage, j’aurais voulu les entendre sur scène, mais Oistrakh était mort depuis déjà longtemps. Avant cette fameuse sonate pour violon et piano, je n’aimais pas Brahms.
Pendant longtemps, j’ai dévoré les disques. Tous, même les mauvais. Ils m’ont permis de bien connaitre le répertoire et de fascinants interprètes. Ils ont fait partie de mon éducation musicale et ont en partie formé mon oreille. Ils ont eu une influence sur ma personnalité musicale, c’est certain. Mais laquelle? M’ont-ils aidé ou au contraire m’ont-ils freiné? 